Dahleb-Cruyff : le duel des légendes

Photo qui immortalise un instant symbolique entre Johan Cruyff et Mustapha Dahleb. C’était lors d’un match amical disputé le 19 avril 1977 au Parc des Princes entre l’équipe du Paris Saint Germain, dont l’international algérien était le capitaine, et la formation du FC Barcelone avec le hollandais volant comme maître à jouer. Match nul, un but partout, retiendront les statisticiens. Pour les puristes, voire les nostalgiques, ils n’oublieront pas de sitôt ce chef d’œuvre de « Moumous » qui effacera trois joueurs adverses et offrira un caviar Tokoto pour ouvrir le score à l’heure de jeu. L’égalisation du Barça interviendra par l’intermédiaire de l’inévitable Cruyff en fin de match sur une frappe sublime en pleine lucarne (79’).

Lorsque l’on voit dans le rétroviseur la carrière de Dahleb l’on se dit, c’est vrai, c’était un grand joueur. Que ce soit au sein des clubs dont il a endossé le maillot dont le grand CRB de Lalmas avec lequel il a remporté la Coupe du Maghreb, où en équipe nationale, Dahleb a toujours donné le meilleur de lui-même sans pour autant se mettre sous les feux des projecteurs. Ce sont plutôt les autres qui parlent de lui : « J’ai un faible pour Mustapha Dahleb qui a marqué son époque. Il avait un talent exceptionnel, c’est un créateur qui a le profil des joueurs dont on parle aujourd’hui comme Messi. Avant tout, avait du génie, il était capable de tout. C’est le meilleur joueur de l’histoire du PSG. »

Ce sont les paroles de Raymond Domenech. Un peu plus tard Francis Borelli ne se gênera pour dire : «Quand Dahleb ne jouait pas au Parc, la Tour Eiffel se penchait de chagrin.» Rien que ca.

Il n’est pas nécessaire de retracer le palmarès de ce joueur, puisque lui-même n’en parle pas. Il n’a pas besoin d’en parler car les faits sont là tout comme l’Histoire est têtue. Une carrière de footballeur bien remplie, voilà ce que l’on peut dire de Mustapha Dahleb. Trente cinq ans après sa retraite son image reste intacte. Lorsqu’il termina sa carrière sportive en 1985, il ferme la parenthèse du football pour se fondre dans la foule. Cette même foule qui l’a ovationné à maintes reprises et qui garde de lui une belle image.

Azeddine Hammou