Djamel Belmadi : « Je m’en souviendrai jusqu’à ma mort »

« Je voulais être le premier, celui qui gagne la coupe et la ramène chez nous au pays. Ce sentiment est énorme, on ne peut plus te l’enlever, c’est fait, c’est déjà rentré dans l‘histoire et c’est ancré en moi jusqu’à ma mort. ». C’est dans ces propos remplis de fierté que Djamel Belmadi est revenu sur l’exploit « pharaonique » accompli par les Verts lors de la CAN 2019 en Egypte.

Un an jour pour jour après la finale de la Coupe d’Afrique des nations Algérie-Sénégal (1-0), le sélectionneur national s’est longuement livré dans une longue interview diffusée ce dimanche sur le site de la FAF.

« Cette CAN 2019 restera gravée à jamais dans la mémoire de tous les Algériens. On s’était mis beaucoup de pression avant cette compétition et j’estimais cela utile. C’est pourquoi que nous avons avancé directement notre objectif pour pouvoir être ultra concernés et surtout ambitieux, avec l’idée que rien ne pouvait nous arrêter si ce n’est nous-mêmes. », s’est souvenu Belmadi qui a loué l’état d’esprit qui a animé son groupe avant même d’aborder ce rendez-vous continental.

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« Nous avons eu une autre vision par rapport  à ce qui se faisait lors des précédentes CAN où on allait faire de la figuration. On avait tout de suite affranchi les joueurs, et créer en eux l’idée qu’on allait là-bas pour chercher ce trophée, même si cela n’a jamais été fait avant. On est parti en Egypte pas en tant que petit poucet. Cette équipe n’avait rien à voir avec celle qui a été éliminée au premier tour de la CAN 2017. »

Belmadi a même attribué le mérite à ses joueurs, les qualifiant d’ailleurs de vrais héros, « On a eu la chance de compter sur un groupe de joueurs qui a pris conscience qu’il était temps de gagner quelques chose. Nos joueurs étaient attentifs et complètement mobilisés pour cette CAN. Cet esprit de famille a été la clé du succès. Ces joueurs là, je les aime. Ce sont eux les vrais héros qui sont allés chercher ce trophée. »

L’ancien joueur de l’Olympique de Marseille a longuement insisté sur la difficulté de remporter ce sacre dans une CAN dans laquelle son équipe a déjoué tous les pronostics, en se félicitant au passage d’avoir eu le sentiment du devoir accompli.

« La CAN se jouait pour la première fois à 24 équipes où tous les grands d’Afrique étaient présents notamment l’Egypte qui jusque-là, n’organisait pas ce genre de tournoi pour laisser filer le trophée sur ses terres. Ce que je retiens le plus, c’est d’avoir pu réaliser l’objectif qu’on s’était fixés avant cette compétition, à savoir la gagner. C’était loin d’être acquis quand on sait que nous n’avons jamais gagné une CAN en dehors du pays. Tous les matchs étaient difficiles où chacun nous a permis de se rapprocher un peu plus vers le titres. Il  y avait au départ 24 équipes, et c’est nous à la fin qui soulevons ce trophée.  On est revenus au pays pour célébrer tout ça avec notre peuple. C’est un souvenir inoubliable. Dés ce moment là, j’ai eu le sentiment du devoir accompli. »